Dans Uncategorised par : admin le 10th, mai, 2018

The Treatment of Antibody-Mediated Rejection in Kidney Transplantation: An Updated Systematic Review and Meta-Analysis.

Bonjour à tous, ce mois-ci nous vous proposons une revue récente sur le traitement du rejet humoral en transplantation rénale, publiée dans Transplantation par une équipe australienne.

L’humoralité et le rejet médié par anticorps (AMR) sont considérés comme la première cause de perte de greffon, cependant le traitement de l’AMR reste mal codifié et peu consensuel.

Dans cette revue, les auteurs identifient 21 études cliniques (10 randomisées, 11 non randomisées) en excluant les études sans groupe contrôle. En tout, 751 patients adultes et enfants, transplantés rénaux, ayant un AMR aigu +/- chronique ont été analysés dans cette revue. Les critères de jugementde ces études étaient la survie du greffon (5 études) et la fonction rénale post-traitement (13 études).

Le traitement de base de l’AMR reposait sur la déplétion des anticorps par plasmaphérèse (PP)+/- IgIV(ou immuno-absorption) pour la grande majorité de ces études. On note le peu d’études contrôlées disponibles ayantévalué les agents suivants :

  • 4 étudesRituximabvs standard of care (PP+IgIV)
  • 4 études Rituximabvs Bortezomib
  • 2 études sur les C1 inhibiteurs
  • 1 étude sur l’Eculizumab

En résumé :

  • Le traitement de référence reste l’association PP+IgIV qui améliore la fonction et survie du greffon.
  • Le Rituximab (en plus de PP+IgIV) ne semble pas apporter un gain en terme de fonction et survie du greffon à 1-2 ans.
  • L’Eculizumab montre une tendance à l’amélioration de la fonction rénale post-traitement
  • Les C1 inhibiteurs (en plus de PP+IgIV) montrent tendance à l’amélioration de la fonction rénale post-traitment
  • Le Bortezomib (seul ou en plus de PP+IgIV)  ne montre pas de différence sur la fonction et la survie

Au total, une revue intéressante qui cite toutes les études (bien résumées sous forme de tableau)et les références bibliographiques sur le sujet.

Manque d’études randomisées avec un nombre de patients suffisants, un suivi prolongé (plus de 2 ans) et surtout avec un endpointrobuste (analyse de la survie du patient/survie du greffon). Il existe une nécessité de comprendre les mécanismes de génération des allo-anticorps afin de combattre au mieux l’AMR ; cibler l’interaction lymphocyte T-B (anti-IL6R, anti-IL21R ?) ou mieux dépléter les DSA (IdeS ?).

https://goo.gl/mMzJqL